Stop Tomorrowland
Alpe d'Huez

Pour en finir avec ce festival de la démesure.

Chaque printemps, plus de 22 000 festivalier·es et une logistique massive s'installent en haute montagne. Ce modèle climaticide n'a plus sa place ici.

Questionner Tomorrowland, ce n'est pas être anti-culture: c'est défendre une montagne vivante, sobre et accessible.

Manifestation contre Tomorrowland Winter à l'Alpe d'Huez

Qui sommes-nous
Logo du collectif Stop Tomorrowland Alpe d'Huez

Un collectif citoyen local

Nous voulons une montagne vivante, pas un showroom du luxe.

Stop Tomorrowland Alpe d'Huez rassemble des habitant·es, des saisonnier·es, des militant·es et des personnes attachées à l'Oisans. Notre objectif est simple: mettre fin à ce festival de démesure.

Ce que nous défendons

Un modèle de montagne plus sobre, plus juste, et compatible avec les limites écologiques.

Ce que nous refusons

Un événement ultra-polluant, pensé pour le profit de quelques-uns, avec très peu de retombées locales durables.

Comment agir avec nous

Informer, relayer, participer aux mobilisations et renforcer le collectif sur le terrain.

Envie de nous rejoindre ? Écris-nous: stop-tomorrowland-alpedhuez@proton.me

Organisations qui soutiennent le collectif

5 raisons pour dire non

Économie : jackpot privé, coût collectif

Le festival vend des retombées locales, mais le modèle repose surtout sur des superprofits privés et des subventions publiques importantes, en pleine crise écologique.

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L'impact qui est mis en avant par les promoteur·ices du festival est principalement économique. Ainsi, dans le Dauphiné Libéré, on relevait en 2023 que « rarement un événement donne autant le sourire aux commerçants de l'Alpe d'Huez. Si le festivalier dort dans la station, il consomme également… Et beaucoup ! ».

Faut-il s'en réjouir ? Si nous ne sommes bien évidemment pas opposé·es au fait que les commerçant·es de l'Alpe d'Huez puissent gagner leur vie, nous répondons malgré tout que non ! Il suffit de lire les témoignages dans le Dauphiné Libéré : cela ressemble surtout à des superprofits. Dans un contexte de catastrophe écologique, une croissance économique débridée est-elle réellement souhaitable ? D'autant plus que les retentissements à l'international de ce festival s'ajoutent à un rayonnement déjà majeur de l'Alpe d'Huez dont la station pourrait peut-être se contenter (Tour de France, ski).

A noter que les promoteur·ices du festival se font plus discret·es quant aux polémiques suscitées par les subventions dont ils et elles bénéficient. La région Auvergne-Rhône-Alpes se montra en effet particulièrement généreuse en octroyant 400 000 € au festival pour sa première édition. Pour une industrie musicale dont le chiffre d'affaire était estimé à 25 millions d'euros en 2018, on comprendra que cela puisse questionner...

Visuel sur les enjeux économiques du festival

Social : un festival qui trie par le portefeuille

Entre tarifs élevés et logique de luxe, l'événement reste inaccessible à la majorité et creuse les inégalités d'accès aux loisirs.

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M. Badjily, directeur de l'office de tourisme de l'Alpe d'Huez, affirmait en 2023 : « Tomorrowland, c'est le coup du siècle […] avec des gens qui ont un pouvoir d'achat élevé, […] dans nos bars, c'est le 31 décembre tous les soirs ». Et en effet, le budget à engager pour participer à la fête donne une idée du public ciblé : en 2023, les forfaits avec hébergement démarraient à 875 euros la semaine par personne (hors transports), et montaient jusqu'à 7 000 euros (source : Le Monde)... Nous pensons qu'une telle quantité d'énergie et de moyens humains, matériels et financiers saurait être mieux utilisée que par Tomorrowland et son principe de consommation de luxe.

L'ensemble des festivalier·es ne se considère certainement pas comme "riche" et nous trouverons probablement quelques exemples de personnes ayant réussi à mettre suffisamment de côté pour vivre l'expérience de leur rêve au prix de quelques "sacrifices". Néanmoins, il faut bien garder en tête que seule une infime partie de la population peut se permettre d'engager de tels frais pour des loisirs, d'autant plus dans un contexte d'inflation particulièrement fort. Cela pose une profonde question de justice sociale.

"Live Today, Love Tomorrow, Unite Forever" : un slogan fort pour le festival, inspirant de jolies valeurs d'inclusivité et de solidarité. Mais de quelle unité parle-t-on vraiment ici ? Entre qui et qui ? Peut-on vraiment voir dans le public du Tomorrowland un reflet de notre société ?

Militant·es en discussion avec le public

Écologie : une empreinte hors de contrôle

Vols internationaux, logistique lourde et surconsommation: l'impact carbone, hydrique et sonore du festival est incompatible avec la sobriété nécessaire.

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On peut estimer (sur la base de la répartition de clientèle fournie dans le Dauphiné Libéré) que la seule empreinte carbone des vols en avion liés au festival excède 6 000 tonnes équivalent CO2 ; en 2022, 60% de la clientèle du festival venait de l'étranger ! D'après la tribune d'Extinction Rebellion, en intégrant tous les déplacements en voiture, la logistique du festival et la (sur)consommation pendant le festival (énergie, nourriture, hébergement...), l'empreinte carbone est comparable à la valeur annuelle de l'ensemble des résidant·es de l'Alpe d'Huez… C'est faramineux ! À noter que c'est également supérieur aux émissions carbone moyennes annuelles de plus de 50 000 habitant·es en Ouganda où la fondation Tomorrowland s'enorgueillit de mener des actions humanitaires…

Nous pensons que les personnes les plus aisées et ayant par conséquent l'empreinte carbone la plus importante doivent être les premières à appliquer les principes de sobriété, et que notre modèle de société doit changer pour prendre en compte l'impact écologique et social de leur mode de vie. La justice climatique passera par une contribution équitable à l'effort écologique de la part de chacun·e, objectif impossible à atteindre quand un tel évènement permet à certain·es de causer autant d'émissions de gaz à effet de serre.

La question des ressources en eau mériterait elle aussi d'être discutée lorsque, par exemple, une simple statue de glace (certes impressionnante !) mobilise à elle seule 3 600 m3 d'eau, soit l'équivalent d'une piscine olympique.

Enfin, que penser de la pollution sonore et lumineuse suscitée par ce festival ? Rappelons tout de même que la scène à 3300 mètres d'altitude se situe à seulement 500 mètres de la limite du parc national des Ecrins.

Visuel critique sur l'impact environnemental de Tomorrowland Winter

Culture : du show business, pas du local

L'événement privilégie une vitrine internationale haut de gamme plutôt qu'un vrai ancrage culturel au service des habitant·es et des scènes locales.

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Si l'on peut reconnaître à de nombreux festivals le mérite de faire vivre les scènes locales et de permettre aux habitant·es des territoires d'en profiter, ce n'est clairement pas l'objectif de Tomorrowland. Comme l'indique le journal de l'Alpe d'Huez (supplément spécial Tomorrowland - 2022) : « Tomorrowland est une expérience à part : une semaine d'émotions et de plaisirs surdimensionnés, une sublime parenthèse enchantée qui vous attrape, vous réconforte et vous transporte, une semaine de ski et de musique inoubliable à jamais gravée en chaque People of Tomorrow. » Le hic, c'est qu'il semblerait que cette parenthèse "culturelle" enchantée ne soit pas tant destinée que cela aux locaux : plus de la moitié de la clientèle vient de l'étranger (60% en 2022, 88% en 2019)

Le monde de la culture lui-même grinça des dents lorsqu'une subvention de 400 000 € fut octroyée au festival. Pour tenter d'apaiser les esprits, Laurent Wauquiez, président de la région, finit par expliquer que ces 400 000 € seraient prélevés sur le budget tourisme et économie et non le budget culture... Cela a le mérite d'être clair !

Scène musicale et mobilisation locale

Démocratie : débat public trop souvent contourné

Malgré les alertes locales, ce type de projet avance souvent en force, avec une place trop faible laissée à la concertation citoyenne.

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On aurait pu penser que « le monde d'après » serait différent. On aurait souhaité que la recherche du profit ne soit plus l'alpha et l'oméga de nos sociétés occidentales. On aurait pu rêver que le respect de la nature dont nous faisons partie et de la vie, sous toutes ses formes, devienne notre nouvelle boussole. Et, à en croire l'ONG Mountain Wilderness dont le représentant en France, Vincent Neirinck, est cité par le Dauphiné Libéré, nous ne sommes pas les seul·es : « Il commence à y avoir une espèce de ras-le-bol général. Le Covid a remis au goût du jour un certain nombre de valeurs autour de la montagne, notamment sa capacité à être une zone refuge ». Cet événement montre que pour les People of Tomorrow, il n'en est rien. Au contraire, l'accès à la station de l'Alpe d'Huez était en 2019 tout simplement conditionnée par la détention d'un pass pour le festival.

Malgré une première édition décriée, le Tomorrowland semble être à l'image de bon nombre d'autres projets tentant de passer en force dans nos montagnes, malgré les vives inquiétudes suscitées : troisième tronçon à la Grave, retenue collinaire à la Clusaz ou encore projet Lyon-Turin, pour ne citer qu'eux. Mais le grondement des cimes commence à se faire de plus en plus fort, l'indignation gagne nos vallées et des soulèvements surgissent pour dire STOP !

Affiche de mobilisation sur les enjeux démocratiques

Agir

Chaque geste compte

Faisons monter la mobilisation dès maintenant.

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